Rencontre avec Sébastien Bachelard, président du célèbre club de Valence, Mineral Spirit, organisateur des championnats du monde jeunes.

Kairn : présente ton club, Mineral Spirit
Sébastien : Mineral Spirit a 12 ans, on accueille en moyenne 250 licenciés par an. On est orienté à la base compétition, et on est actuellement 3ème au classement national des clubs. On a un pan à Valence, et on a un accès aussi sur le mur du polygone.
Kairn : depuis combien de temps êtes-vous sur l'organisation ? Était-ce une volonté de votre part à la base ou une demande de la fédération ?
Sébastien : C'est nous qui avons sollicité la chose dès le départ. Cela fait quelques années que ce projets là murit, il y a eu avant quelques étapes avec 4 organisations de coupe du monde. On a voulu passer au cran supérieur : on a fait la demande auprès de la fédération qui nous a soutenu au niveau international. Notre dossier a été retenu contre Singapour il y a un an et demi, et depuis on est à fond pour préparer l'évènement. On a 3 salariés dans le club, et on en a une, Adeline Euvrard, qui s'est calée à 100% là dessus depuis le début.
Kairn : Justement au niveau de l'organisation, peux-tu nous donner quelques chiffres ?
Sébastien : Le budget est autour de 100 000 euros à peu près. Le nombre de bénévoles est de 150 au moins sur l'évènement en lui même, à savoir qu'ils interviennent en aval et aussi en amont de la compétition. En terme de réunions, aussi bien entre les gens du club que les sponsors, la fédération et les responsables locaux, ça s'est enchaîné sur un an et demi à une cadence inouïe.
Kairn : Le comité d'organisation est uniquement formé de personnes du club ?
Sébastien : En fait, c'est la fédération qui est organisatrice de l'évènement, et nous nous sommes le comité d'organisation local, délégués par l'instance fédérale.

Kairn : Avez-vous prévu des animations à côté de l'évènement ?
Sébastien : C'est vrai que sur les championnats du monde, on a voulu apporter un petit peu plus que ce que l'on faisait sur les coupes du monde, et profiter des épreuves de vitesse pour exporter l'escalade dans Valence, en bâtissant le mur de vitesse au champ de Mars en centre ville, le tout avec une belle vue. De manière à donner envie au valentinois de venir voir les finales de la difficulté samedi soir et soutenir les jeunes sportifs... En terme d'évènement, on va faire défiler toutes les délégations jusqu'au champ de Mars à 18 h aujourd'hui entouré de spectacle de rue, afin de faire voir que pendant 4 jours on est la capitale mondiale de l'escalade ! Sans oublier aussi la projection du dernier film avec Catherine Destivelle, "Au delà des cîmes" au cinéma Pathé demain soir, avec 3 séances prévues à 18, 20 et 22 h.
Kairn : Comment fais-tu pour coordonner ce nombre impressionnant de bénévoles ?
Sébastien : Déjà, plus on fait des évènements et plus on a l'impression que cela marche tout seul. C'est sûr que c'est le fruit d'un acquis à la base : on cherche des personnes capables de mener des petites équipes autour de différents thèmes. Chacun met en place son équipe, et chaque commission s'articule avec une autre pour donner un tout bien structuré. On délègue au maximum et cela fonctionne bien.
Kairn : le mot de la fin ?
Sébastien : L'évènement a bien démarré. Pendant ces 4 jours, on va être le nez dans le guidon, et en tant qu'organisateur on réalisera et on profitera quand ce sera terminé. J'espère que les compétiteurs en profiteront au max et que les spectateurs apprécieront également et auront envie de revenir.